Ce monument, tu le connais bien. Il longe la route qui traverse le village de Latour et rappelle aux passants le terrible calvaire des 71 habitants de Latour exécutés par les Allemands le 24 août 1914. Tous des hommes qui laissent derrière eux des veuves et de nombreux orphelins. Il n’y a pas que Latour qui compte de nombreux orphelins. On en retrouve dans toute la Belgique, et même dans toute l’Europe, soit que…
Mais cela ne suffit pas toujours, Marie Mousty, encore elle, raconte: « J’ai été comme d’autres mendier au Grand-
Il n’y a pas que les orphelins à profiter de la « soupe de guerre »; en général, tous les enfants de 2 à 12 ans avaient droit à ce repas bienvenu.
Pour assurer quelques rentrées d’argent, Victoire avait pris l’habitude d’aller à Virton pour approvisionner le village en vivres. Dans les premiers temps, elles les transportaient dans sa brouette. A la longue, la tâche devenait épuisante pénible… Via la gazette locale, elle lança un appel pour obtenir les fonds nécessaires à l’achat d’une mule. Et c’est ainsi qu’arriva Louise… Le dimanche avec Louise, Victoire se rendait à Habay voir deux de ses enfants qu’elle avait confié à l’orphelinat faute de pouvoir les nourrir…
Chanson: L’orphelin
« Au fond d’un cimetière,
Un petit orphelin,
Sur la tombe de son père
Disait joignant les mains,
‘Mon dieu, prenez pitié de moi
Il fait si froid, la neige tombe
Et d’être seul depuis des mois
De faim, je sens que je succombe ».
Chanson issue d’un recueil de chansons ayant appartenu à la grand-